« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

On trouve en France des russophiles et des russophobes. J’en connais des deux espèces. Leurs sentiments sont complexes, et se nourrissent d’histoire, de littérature, de philosophie, de géopolitique, et, bien sûr, de politique tout court. Pierre le Grand, Catherine II, les guerres napoléoniennes et la campagne de Russie, Tolstoï, Dostoievsky, la révolution bolchévique, le communisme, l’URSS, Staline, Poutine, tout se mêle, connaissances précises et vrais clichés…

Il y a aussi la géographie et le climat. Les russophiles disent que la Russie c’est encore l’Europe, jusqu’à l’Oural, et que Moscou n’est pas si loin. Les russophobes en doutent, et la voient ainsi que Michelet la décrivait : « un géant froid famélique dont la gueule s’entrebâille toujours vers le riche Occident.»

 

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