des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Lorsque je vois les sommes astronomiques qu’atteignent certaines œuvres sur le marché de l’art, je repense à cette réflexion d’Edgar Degas (qui savait de quoi il parlait, car il n’était pas seulement peintre et sculpteur, mais aussi collectionneur) : « Quand quelqu’un paye un tableau 3 000 francs, c’est qu’il lui plait. Quand il le paye 300 000 francs, c’est qu’il plait aux autres. »

Evidemment, s’il plait aux autres, il y a matière à enchères et donc à prix élevés. Mais ce que Degas veut dire, à mon avis, c’est que dans les motivations de l’acquéreur, c’est souvent le jeu social qui est privilégié, plus que le plaisir esthétique personnel. L’œuvre devient une marque de réussite et d’opulence. On l’accroche dans son salon, et elle parle pour vous. « Voyez comme je sais m’entourer de belles choses, et veuillez constater que j’en ai les moyens. »

Admirer une peinture est au fond une satisfaction bien moindre que de se faire admirer de la posséder.

Degas, Danseuse au repos, adjugée 33 millions de dollars en 2008 à New York

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