Regarde, viens, entre

Un dernier mot sur Nahabed Koutchak. Ou plutôt quelques derniers mots de lui :

– Visage, beau visage,
Rose de neige, feu candide,
Mon cœur saigne
Trouve moi quelque baume, de grâce
Et soigne ma blessure !
– Cesse de geindre, ouvre plutôt les yeux:
Dévoilée me voici, les seins
Le ventre nus:
Regarde, viens, entre

pompei.jpgQuel bonheur que celui de l’homme dont la femme sait s’offrir ainsi, et exalter son offrande ! Et quel malheur, celui de l’homme qui ne sait pas la recevoir ! « Ouvre les yeux, me voici, les seins, le ventre nus: regarde, viens, entre »… Don, soulagement, chaleur, consolation, volupté, retour à la matrice : peut-on promettre plus, et de façon plus radicale ? « Regarde, viens, entre.» Ceci est mon corps : prends et aime. Ecce amor. Tout est là.

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