« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »
A tout seigneur (« Prince des Crooners ») tout honneur, en ouverture de la play-list impossible voici que s’avance Franck Sinatra, mais dans un titre signé Kurt Weil. De Weimar à Las Vegas, drôle de raccourci… Effet de distanciation ?

September song figurait sur le 45 tours dont le titre phare était Strangers in the night (sorti en 1967?), avec Nancy et September of my years.
C’est une chanson merveilleuse. Elle suscite et accompagne ce “sombre plaisir d’un coeur mélancolique” qu’évoque La Fontaine, qui est une sensation que j’ai au fond toujours trouvée délicieuse: le temps passe, tout finira, nous ne sommes rien, et la vie est belle. Depuis très jeune, cette sensation m’étreint. Elle invite au carpe diem. “Le temps s’en va, le temps s’en va madame…” September song redit à son tour la même chose, et se termine sur une chaude lumière d’automne:
“And these few precious days I’ll spend with you”

Jusqu’à ce que tu m’interroges sur cette chanson, j’ignorais qu’elle était de Kurt Weill. Ca ne m’étonne pas, qu’elle soit d’un maître. Elle est construite en dépit des règles habituelles, sans couplet ni refrain, et la fin est tout à fait différente du début: comme “Les feuilles mortes”…

Et vous? Qu’en dites vous? Cette chanson fait-elle partie de vos favorites?

september-song.gif

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