des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Megiddo, en Galilée, est une ancienne place forte, située non loin de Nazareth, qui contrôlait les routes allant, par le nord et le sud du mont Carmel, des ports de la Méditerranée vers l’intérieur des terres (Samarie et Syrie). Du fait de cette position stratégique, elle fut au cours de l’Antiquité le théâtre de si nombreuses batailles que le mont, ou plutôt la colline, de Megiddo (Har Megiddo) devint, sous la plume de Saint Jean, l’Armageddon de l’Apocalypse.

Nous nous apprêtons à la visiter. Avant d’arriver sur les lieux, le guide nous rappelle que c’est là l’endroit où, selon les Écritures, doit se dérouler le combat ultime et terrible entre les forces du Bien et du Mal. Des légions d’anges doivent s’affronter et la Terre et le Ciel s’entrouvrir. — J’espère que ce sera pour tout-à-l’heure, dit quelqu’un dans le car, ça nous fera du spectacle.

Albert Dürer, l’Apocalypse

Notons, en ce 11 novembre, que la dernière bataille de Megiddo fut aussi l’une des dernières de la première guerre mondiale (laquelle fut en soi, à mon sens, un joli petit Armageddon). Elle se déroula en septembre 1918, et opposa l’armée ottomane aux troupes anglaises du général Allenby. Ce dernier fut victorieux. On dit qu’avant l’affrontement, il s’était fait communiquer le récit détaillé de la bataille remportée 3400 ans plus tôt par le pharaon Thoutmosis III, et qu’il s’inspira de la tactique employée par ce dernier pour obtenir le succès des armes.

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