des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

« Plus les âneries sont énoncées, plus elles perdent de leur crédit », affirme le personnage d’un roman* que je suis en train de lire.

Première nouvelle. On voit qu’il s’agit d’une fiction, car ce n’est pas du tout l’impression que j’ai, vu de ma fenêtre. A l’inverse, j’observe que les âneries ont aujourd’hui libre cours, se répandent partout, se répètent et se propagent avec une facilité redoutable, et que leur multiplication ne semble en rien les affaiblir.

Ce qui en revanche perd partout du crédit, ce sont les positions raisonnables et les affirmations sensées. Les vérités scientifiques établies ne pèsent plus guère davantage que les opinions du commun, balayées qu’elles sont par des « c’est pas vrai » ou des « je ne te crois pas ». Personne n’intime plus au cordonnier de Pline de se taire, et si quelqu’un le fait, on l’accuse aussitôt de museler la vox populi, réputée divine, étrangement, comme chacun sait.

* Pactum salis, d’Olivier Bourdeaut

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