des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Il y a des mots qui m’échappent. Pas plus tard qu’hier le mot sollicitude. Je répondais à une amie qui m’avait envoyé un message plein d’attention et de délicatesse sur la maladie de ma mère, et je voulais la remercier de sa… de sa quoi ? J’ai écrit prévenance en sachant que ce n’était pas exactement le terme. Et quand j’ai cliqué sur « envoyer », le mot m’est revenu : sollicitude.

Cela m’arrive souvent désormais de chercher un mot, un nom ou un visage. Si bien que l’ouvrage sur une nouvelle approche de la maladie d’Alzheimer que cette amie me conseillait de lire, je me demande si ce n’est pas à moi qu’il va faire le plus d’usage.

© Ph Geluck

Une réponse à Sollicitude

  • Il est naturel, vers le crépuscule de sa vie, de devoir affronter de petits drames tels que ceux que tu décris : oublier un mot, savoir qu’il existe, que tu l’as toujours utilisé… jusqu’à présent, et, même, qu’il commence par telle lettre… et être pourtant incapable de le verbaliser. Il ne s’agit pas de démence sénile, aujourd’hui baptisée – politiquement correct exige – maladie d’Alzheimer. Le vieillissement cérébral existe comme existe le vieillissement de tous les autres organes de notre corps. Passé un certain âge, d’ailleurs variable selon les uns et les autres, nous voilà confrontés à de soudains rhumatismes, erratiques, temporaires, d’apparition imprévisible et survenant sans cause apparente. Ailleurs, nous qui étions si placides, si tolérants, nous voici impatients, incapables de subir une petite contrainte, une minuscule contrariété et nous élevons parfois la voix certainement sans raison. Plus encore, ce qui nous passionnait il y a quelques années nous laisse à présent indifférents ou, à tout le moins, infiniment moins concernés. On pourrait encore citer nombre de ces petits maux dus à l’âge et qui reflètent certainement une probable usure de notre cerveau. C’est malheureusement naturel mais un élément peut nous consoler : cela prendra beaucoup, beaucoup de temps avant que notre état mental hypothèque réellement notre façon de vivre. Entretemps, bien des maladies peuvent venir altérer cet équilibre que nous essayons de maintenir avec le monde qui nous entoure : la maladie d’Alzheimer est l’une d’entre elles mais ses signes sont rapidement différents et bien plus préoccupants. Ne cède surtout pas à la morosité ambiante qui voit des maladies partout !

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