des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Un mien ami publie sur son mur Facebook qu’il change de sous-vêtements et de chemise tous les jours. Bien qu’il n’écrive pas ça tout-à-trac, je ne me souviens plus du reste de son propos : je n’ai retenu que cette confidence sur sa propreté intime.

Il y a là matière à réflexion. Longtemps, un changement de tenue quotidien m’a paru la norme. C’était une question d’hygiène, et même, me semblait-il, d’hygiène élémentaire. C’était peut-être aussi, plus subtilement, une question de standing personnel : être du nombre de ceux qui procédaient ainsi voulait dire appartenir à l’élite discrète qui savait qu’il est bon d’être propre et qui en avait les moyens. Enfiler tous les jours un slip qui sentait la lavande ou la fleur des champs mettait en confiance. C’était la preuve qu’on n’était ni pauvre, ni manant, et qu’on se respectait soi-même.

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Cet aveu choquera-t-il ? Je ne le fais plus. Je porte vêtements et sous-vêtements deux jours de suite, voire trois. Je n’ai pas une vie physique ou une activité physiologique telles que j’aie besoin de me changer tous les jours. Je ne me sens pas sale à la fin de la journée, et la plupart du temps je ne crois pas que mes habits le soient. Conséquence positive de cette nouvelle habitude : j’envoie moins de produits chimiques dans la nature, et je donne de ce fait moins d’argent aux lessiviers. Fort de cette idée, un caleçon matinal parfumé ne me renvoie plus une image valorisante de moi-même. Remettre celui de la veille, si.

3 réponses à Réflexion sous-vestimentaire

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