des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

La pantagruéline prognostication est une sorte d’almanach astrologique perpétuel, dans lequel Rabelais, pour se moquer des prédictions des devins et astrologues qui, l’imprimerie aidant, s’étaient mis à abuser de la crédulité populaire, propose sa propre prognostication, « certaine, veritable & infaillible pour l’an perpétuel, et nouvellement composée au profit & advisement de gens estourdis & musars de nature ».

Et le fait est que l’ouvrage ne contient rien que de « certain, veritable & infaillible ». C’est ainsi qu’on prendra connaissance aujourd’hui encore avec effroi de l’une de ses prophéties les plus terribles, et toujours valide : « Et régnera quasi-universellement une maladie bien horrible et redoutable, maligne, perverse, épouvantable et mal plaisante, laquelle rendra le monde bien étonné, et dont plusieurs ne sauront de quel bois faire flèches, (…) je tremble de peur quand j’y pense, car je vous dis qu’elle sera épidémiale, et cette maladie c’est : le manque d’argent. »

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