des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Claude Monet, Coquelicots

Bien que je ne sois pas du genre à signer des pétitions, et moins encore à les diffuser, je vais faire une exception. Toute la chimie que nous déversons dans les champs est en train de tuer la nature. Insectes et oiseaux disparaissent à une vitesse invraisemblable. Si l’on continue à évaluer la toxicité des pesticides et des herbicides produit par produit, comme le font les autorités aujourd’hui, sur la base d’études fournies par Bayer-Monsanto, Syngenta, BASF et consorts, on ne s’en sortira pas. Il faut arrêter cet holocauste animal qui se terminera par le nôtre.

Un appel à la résistance a été publié dans Charlie-Hebdo. Il s’intitule « Nous voulons des coquelicots ». En voici un extrait : « Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde ! »

Je l’ai signé, et j’invite chacun à faire de même. Ça se passe ici : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

Je sais, cela n’ira pas sans inconvénient. J’ai vu cet été mon fils Augustin s’attaquer aux ravageurs qui dévoraient les feuilles de ses légumes. Il l’a fait à la main. La piéride du chou sous sa forme chenille n’a plus de secrets pour lui. Mais mené ainsi, le combat est sain. Plus pénible certes pour le cultivateur, mais sain. Respectueux. Naturel. Bienfaisant.

Et pour tout dire, vu la catastrophe qui s’annonce, intelligent, et salutaire.

 

2 réponses à Nous voulons des coquelicots

  • J’habite une ville de la banlieue parisienne qui a cherché à développer ses espaces verts, allant jusqu’à implanter fortement arbustes et haies diverses dans le cœur de la cité où les arbres sont déjà nombreux. L’idée est louable mais, étant par ailleurs forte d’un conseil municipal où l’écologie est comme une religion, toute intervention d’ordre chimique a été interdite. Bilan : les parasites (araignées rouges, mycoses végétales, etc.) et les pestes végétales dévastent tout : le liseron étouffe peu à peu l’ensemble d’une végétation qui doit être régulièrement remplacée. Alors, je veux bien qu’il y ait un problème grave avec les pesticides et herbicides divers probablement employés trop fréquemment et en trop grande quantité dans nos campagnes mais je ne peux en revanche cautionner les interdictions totales des Savonarole de l’écologie. Dans le doute, ne sachant que faire, hélas, je préfère m’abstenir de toute action dans un sens ou dans l’autre.

  • C’est précisément pour ces raisons que je me bats au sein de l’Association Paysages et Forêts de l’Armançon contre les éoliennes industrielles qui massacrent les paysages et la biodiversité, au delà du fait d’être chères pour le pays car très subventionnées, inutiles, et très loin de préoccupations écologiques. Merci Jean-Pierre pour ces coquelicots.

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