des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

​Une récente étude* vient de mettre un terme à un débat qui, nous dit-on, agitait depuis longtemps la communauté scientifique : l’éponge et l’homme sont-ils de la même famille ? Autrement dit : les éponges (de mer, je précise) d’une part, et vous et moi d’autre part, avons-nous un ancêtre commun ? La réponse est oui. Dans l’arbre de l’évolution qui a donné naissance aux animaux, l’éponge est bien la première bifurcation. En ce sens, elle est notre sœur à tous.

Certains en doutaient. Ils préféraient assigner ce rôle aux groseilles de mer et autres cténophores. C’est que notre parenté avec des organismes qui ne possèdent ni appareil génital, ni appareil respiratoire, ni d’ailleurs aucun organe différencié, pas même une bouche et un anus, outre qu’elle ne va pas de soi, ne confère guère de prestige à notre généalogie. Descendre du singe, passe encore, mais de l’éponge !…

Pourtant l’analyse de toutes les données génétiques disponibles semble bien avoir tranché la question. Notre plus lointain ancêtre n’était pas une élégante petite créature mobile et autonome, mais un animal beaucoup plus modeste, aux formes mal définies, aux fonctions rudimentaires, moche, passif, se nourrissant par filtration. L’éponge nous appelle à l’humilité.

* voir Current Biology http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(17)31453-7

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