« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Samedi matin, dans le bois de Boulogne, j’étais parti courir par grand soleil, grand froid, grand givre. Les joggeurs étaient rares. J’ai pensé : c’est peut-être à cause du froid, ou alors tout le monde est sur les Champs-Elysées, pour l’hommage à Johnny. Je me suis dit qu’en rentrant à la maison je jetterais un coup d’œil à la télé pour voir ça. Puis je me suis enfoncé dans le bois.

Parvenu à cet endroit de mon parcours où je traverse la grand route qui va de la porte Maillot à Longchamp, j’ai vu une multitude de gyrophares qui s’avançaient à vitesse réduite. C’était le convoi funéraire, motards, Mercedes noires, suivi déjà par un gros paquet de “bikers”.

​Je ne serais jamais allé sur les Champs pour l’hommage populaire. Et voilà que par une extraordinaire coïncidence, le mort le plus célèbre de la décennie venait à moi. L’occasion m’a ainsi été donnée, pour un instant, d’un hommage intime, privé, inattendu, que je lui ai bien volontiers rendu, dans une belle lumière d’hiver, et alors que, dans mes écouteurs, Nina Simone chantait Oh my darling, Cling to me, For we’re creatures of the wind, And wild is the wind, So wild is the wind

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Anne

La vie, la mort réservent toujours des surprises…

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