des mots d'amour et des chansons… c'est bien lĂ  tout le nĂ©cessaire

Je suis content d’avoir vu la mer Morte avant qu’elle ne meure (et que je ne meure moi-mĂŞme, ce qui pourrait bien, hĂ©las, se produire avant). Son niveau baisse de soixante-dix centimètres par an. L’Ă©vaporation est trop forte, et l’alimentation en eau a Ă©tĂ© considĂ©rablement rĂ©duite par tous les prĂ©lèvements effectuĂ©s en amont dans le Jourdain.

Les gĂ©ologues cependant nous indiquent qu’il y a cent vingt mille ans, la mer Morte s’Ă©tait dĂ©jĂ  complètement assĂ©chĂ©e. On devrait donc plutĂ´t l’appeler la mer RessuscitĂ©e — ce qui ouvre au passage des perspectives nouvelles sur la rĂ©surrection, ressusciter permettant de mourir Ă  nouveau.

Pour le moment, la mer Morte est donc très malade. On envisage de la mettre sous perfusion en creusant un canal qui y dĂ©verserait de l’eau de la mer Rouge, ce qui, grâce Ă  la gravitĂ©, ne devrait pas poser de problème, puisqu’elle se situe, aux dernières nouvelles, Ă  l’altitude de – 427m. La mer Morte serait ainsi maintenue en vie. Morte-Vivante serait alors un autre nom alternatif Ă  envisager.

Quoiqu’il en soit, ses paysages sont magnifiques. La juxtaposition de l’eau et du dĂ©sert offre un contraste saisissant. Chaleur, âpretĂ©, rudesse, beautĂ©. Le parme et l’ocre des montagnes se dissolvent dans le brumeux miroitement de l’eau.

Laisser un commentaire

Abonnez-vous au blog

Archives