des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

J’ai vu ma tête dans le miroir de l’ascenseur, et le temps de monter quelques étages, j’ai pensé à Rembrandt. J’ai pensé que j’avais l’âge qu’il avait à la fin de sa vie. J’ai pensé à ces autoportraits dont j’ai déjà parlé souvent. J’ai pensé que je pouvais m’appliquer à moi-même la description de La femme à la lettre : Et les années passent / Son nez ses sourcils / Les traits de sa face / Se sont épaissis. J’ai pensé que les progrès de l’âge, que j’avais longtemps tenus pour imperceptibles, s’étalaient devant moi et me crevaient les yeux. J’ai vu que marron et noir était bien la couleur de « l’énigme du monde » et que l’étonnement du « déjà » irradiait mon reflet.

J’en étais plus loin que je n’avais cru. Et je me suis pris en photo.

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