des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

C’est une curieuse troupe d’humains, de chimères et de monstres, qui tourne le dos au ciel et regarde vers le sol. Juste en dessous, à la verticale, il y a l’entrée de l’église. Ces figures de pierre toisent et observent les fidèles, ou les simples passants, qui circulent quelques mètres sous elles. Postées sur la façade comme autant de gargouilles, elles scrutent qui entre et qui sort.

On aurait tort de les croire figées dans leur immobilité minérale. En 1240, l’une d’elles sauta sur un homme qui pénétrait dans l’édifice pour s’y marier. Elle le tua sur le coup. C’était un usurier. Comme la statue représentait elle-même un usurier, l’accident marqua les esprits de la manière la plus vive. Les Dijonnais, par précaution, firent détruire toutes les gargouilles, qui réapparurent  néanmoins à l’occasion d’une restauration, six siècles plus tard.

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