« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Parfois, je me retourne sur mon passé, et je me vois comme dans un de ces jeux vidéo où, à mesure que le personnage avance, le chemin parcouru est détruit derrière lui.

Je pense à tous ces jours que j’ai vécus, ces milliers de jours (j’ai calculé : j’arrive à 25 000), et qu’en reste-t-il ? Quelques centaines dont j’ai le souvenir, sans pouvoir toujours les dater précisément, comme des ruines lumineuses qui émergent ça et là. Mais les autres ? Effacés, évaporés, disparus, engloutis.

Enfin, dans leur détail. Car leur ensemble m’apparaît plutôt comme un long fil translucide en lequel ils se sont tous fondus, pour former une sorte de guirlande, suspendue sur un fond de paysage indistinct, que la brise balance, que le soleil éclaire, et que je ne saurais nommer autrement que l’heureuse traversée de ma vie.

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