des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Voici une fable que j’aime beaucoup, parce que s’y déploie de façon remarquable la suprême liberté d’écriture de La Fontaine. Elle commence par une réflexion sur l’art de la fable, s’interroge sur les rapports du mensonge et de la fiction, raconte une tentative burlesque d’escroquerie en Perse, et se termine sur un concours de galéjades. C’est vif, enlevé, drôle, et la morale illustre le principe de Quintilien, maître en rhétorique, pour qui répondre au ridicule par le ridicule et enchérir dans l’absurde est le meilleur moyen de triompher d’arguments mensongers.

NB : les « filles de Mémoire », ce sont les Muses (filles de Zeus et de Mnémosyne).

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.


Archives