des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Comme tout un chacun, j’avais des doutes. Comment reprendre les sketches de Raymond Devos sans le singer, et sans l’amoindrir ? Et comment François Morel, qui n’est pas un comique qui pratique beaucoup le jeu de mots ou le calembour, et qui est grand et plutôt mince, pouvait-il réussir à transformer le personnage de ce gros clown génial en donnant une saveur nouvelle à des textes que tant de gens connaissent par cœur ? Comment ?

Comment ? Je ne sais pas. Mais il l’a fait. Je n’ai aucun doute : Morel est un magicien. Sensible, virtuose, tendre. Et c’est jubilatoire. Il y a des années que je n’avais pas autant ri à un spectacle. Alors ne vous en privez surtout pas : courez-y si vous êtes à Paris, courez à Paris si vous n’y êtes pas, laissez-vous subjuguer par un spectacle qui cultive (plaisir rare) l’art presque perdu de conjuguer la drôlerie avec l’intelligence, l’absurde avec la tendresse, et acclamez les artistes, Devos et Morel, pour le cadeau qu’ils vous auront fait.

J’ai des doutes Devos / Morel au Théâtre du Rond-Point, jusqu’au 6 janvier 2019.

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