des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Une pétition, dont le texte a été publié par Libération, circule en ce moment sur Internet. Plusieurs de mes amis (et amies) l’ont signée, ce que pour ma part je me garderai bien de faire : parce que je n’ai jamais été un grand pétitionnaire, que j’ai quelques réserves importantes sur le fond, et surtout que la forme dans laquelle elle est rédigée me paraît illisible. Extrait :

« Nous, écrivain·e·s, musicien·ne·s, réalisa·teur·trice·s, édit·eur·rice·s, sculpt·eur·rice·s, photographes, technicien·ne·s du son et de l’image, scénaristes, chorégraphes, dessinat·eur·rice·s, peintres, circassien·ne·s, comédien·ne·s, product·eur·rice·s, danseu·r·se·s, créat·eur·rice·s en tous genres, sommes ­révolté·e·s par la répression, la manipulation et l’irresponsabilité de ce gouvernement à un moment si charnière de notre histoire. »

Ouh là !… Ma vue s’est-elle brouillée ? J’ai eu l’impression de lire un message en morse. Que j’aime peintre, et chorégraphe, et scénariste, qui restent invariables dans cette tourmente. Mais pour combien de temps ? Le e final ajouté à auteure pour le féminiser ne va-t-il pas entraîner tôt ou tard que peintre s’abrégera en peintr pour permettre au genre de parachever partout ses balourdes distinctions ?

Le texte poursuit : « Utilisons notre pouvoir, celui des mots, de la parole, de la musique, de l’image, de la pensée, de l’art, pour inventer un nouveau récit… »

Je crains que ce récit ne soit déjà inventé, et qu’il soit moche.

Sur ce sujet, voir aussi :

Changer les règles

2 réponses à Inventer un nouveau récit

  • Les bobos féministes outranciers et racialistes s’imaginent “révolutionnaires” et “défenseurs du peuple” avec ces approches stupidement pseudo-égalitaires et l’on s’étonne que ce “peuple” vote pour les populistes. Il est vrai que pour ces mêmes bobos, ils devient dès lors “la populace” !

  • Et que penser de cette phrase tirée de la dite pétition: “C’est celle de ce gouvernement qui défend les intérêts de quelques-un·e·s aux détriments de tous et toutes.” Certes il y plusieurs détriments, mais un seul par personne. Et la galanterie, si elle a encore droit de cité, aurait justifié de parler de toutes et tous, sinon de tou-tes-s, ce qui continue de paraître un peu ridicule, il faut bien le dire…

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