des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Me renseignant récemment sur les prix des terres agricoles, et m’étant rendu pour ce faire sur le site de la SAFER, j’ai découvert que le prix d’un bien pouvait se voir affublé de l’épithète hédonique. Je l’ignorais.

Mon dictionnaire définit hédonique comme suit : « se rapportant à l’hédonisme, à la recherche du plaisir » (c’est l’exact synonyme d’hédoniste). Aussi ai-je été étonné d’apprendre que les prix des terres en France sont calculés à partir de prix de référence « auxquels est appliqué un indice annuel régional défini par un modèle hédonique log-multilinéaire ». J’ai beau chercher le plaisir, je ne le trouve pas.

Il est vrai que je ne suis pas statisticien. Je sais bien qu’on peut éprouver des satisfactions intenses à cerner des variables, élaborer des approches, imaginer des formules, lisser des séries, tester des élasticités, et calculer des régressions, si l’on se trouve par exemple face aux rotondités d’une belle personne. Mais face à une série de chiffres, voilà une suavité qui semble réservée à une population restreinte de mathématiciens. Je les envie et les admire d’avoir accès à des raffinements qui me resteront à jamais inconnus.

Une réponse à Hédonique (ou pas)

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