« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

« Le vin réjouit le cœur de l’homme », dit l’Ecriture*. Il apaise l’angoisse, il procure une sensation de confiance, il incite au partage et à la convivialité. Pas étonnant qu’il soit considéré comme un don de Dieu, et plus encore : comme le signe de l’alliance entre Dieu et les hommes.

Du coup, on trouve beaucoup de croix dans les vignobles. Elles sont là pour protéger les vignes. Aucune autre plante de par le monde n’est entourée d’autant de soins, aucune n’est cultivée avec autant d’attention et d’amour, aucune ne fait l’objet d’un tel savoir-faire.

En retour, l’homme présente le vin à Dieu comme une offrande, « fruit de la vigne et du travail des hommes ». Ce sont les moines qui ont développé la vigne, et un ancien archevêque de Bordeaux** avait coutume de dire que « la route du vin est souvent celle des monastères ». Les Cisterciens, en Bourgogne, furent des vignerons passionnés.

La Romanée Conti, elle aussi, a sa croix, qui veille sur cette parcelle de légende, un carré d’approximativement cent trente mètres de côté où se fabrique le meilleur vin du monde. Mais, n’étant pas de ceux qui ont eu le privilège d’en boire (même si j’ai été assez heureux pour goûter les jus des parcelles voisines : La Tache, Richebourg, Romanée Saint Vivant), je n’en parle que par ouï-dire.

* Psaume 104
** cardinal Pierre Eyt, archevêque de Bordeaux de 1989 à 2001

S’abonner
Notification pour
guest
2 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
annick c.

“Le vin réjouit le cœur de l’homme et de la femme aussi ” dixit Juliette…

Prochains spectacles
Archives