« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

J’avais trente ans, j’étais dans un jardin, j’écrivais une chanson. Un copain est arrivé entouré de deux vélos qu’il tenait par le guidon. « Amène toi, me dit-il, allons faire un tour ». Nous sommes partis sur une route sinueuse et ascendante sur laquelle je pédalais en zigzaguant. Je ne fais jamais de vélo et il a tout de suite pris une belle avance. Sur le bas-côté alternaient régulièrement un champ, un immeuble, un précipice, un champ, un immeuble, un précipice. Je soufflais comme un malheureux. En haut de la côte une jeune inconnue, une jolie brune à la taille mignonne, m’a tendu un bouquet et déclaré vainqueur.

Je l’ai embrassée. Son cou embaumait le jasmin. Elle portait un chemisier blanc avec boutons et passements rouges sous lequel j’allais glisser ma main quand elle fit un pas de recul, et me demanda : « Sommes-nous l’un l’autre en concurrence avec notre propre histoire ? »

Ça ne voulait rien dire, néanmoins j’ai compris quelque chose. Mais j’ai oublié quoi en me réveillant.

S’abonner
Notification pour
guest
1 Commentaire
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Nicolast

“Un chant, un nid meuble, un pré si peace…”
Belle synthèse de vie
Le chemisier blanc à boutons rouges… Pour le meilleur grimpeur ?
La concurrence entre le oui et le non…

Prochains spectacles
VSRP: No data available
Archives