des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

On a appris la semaine dernière qu’un multi-milliardaire avait atteint le but de sa vie : ne plus avoir un sou.

La chose est apparemment plus difficile qu’il n’y parait. Il a fallu presque quarante ans d’efforts à M. Chuck Feeney (c’est le nom de cet américano-irlandais) pour parvenir à ses fins, depuis le moment en 1982 où il logea tous ses actifs dans une fondation philanthropique, jusqu’au jour, récent donc, où constatant que les caisses de ladite fondation étaient enfin vides, il décida de sa dissolution.

M. Feeney avait fait fortune dans les boutiques de duty-free. Huit milliards de dollars. Il se posa la question suivante : de combien de yachts et de paires de chaussures ai-je besoin ? Réponse : zéro pour les yachts, une ou deux pour les chaussures. Il vécut donc de son propre aveu en s’habillant mal, louant un petit appartement à San Francisco, sans voiture (il prenait des taxis), et s’employa plutôt à financer des causes qui selon lui en valaient la peine : écoles, universités, associations de défense des droits de l’homme, aux Etats-Unis, en Irlande, au Vietnam…

Il évita toute sa vie de se mettre en avant et de faire parler de lui. Tous ses dons, il les fit en secret. On le surnomma le James Bond de la philanthropie pour l’efficacité et la discrétion de ses actions. Agé aujourd’hui de 89 ans, il sourit à l’évocation d’autres milliardaires (comme Bill Gates et Warren Buffet) à qui il a inspiré l’idée de léguer toute leur fortune à des causes, mais qui ne le feront complètement qu’après leur mort. « Essayez de faire ça tant que vous êtes en vie, leur dit-il. Vous verrez, c’est très amusant ».

Une réponse à Chuck Feeney

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