des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Je reviens sur mon article d’avant-hier, dans lequel je fournis le lien vers le débat à la Chambre des Députés du 16 janvier 1903, tel qu’il est retranscrit par le Journal Officiel. C’est de ce document que sont tirées les citations du « père Combes » sur la langue bretonne. Il n’est pas sans intérêt d’en prolonger la lecture.

On y apprend en effet que le catéchisme du diocèse de Quimper, composé dans deux langues, ressemblait, dans sa version française, à tous les catéchismes de France, mais qu’il en allait tout autrement de la version bretonne. Celle-ci, nous dit Combes, « contient des développements fort inattendus au sujet du quatrième commandement, qui règle les devoirs des enfants envers les parents, puisqu’aux devoirs envers la famille sont joints de prétendus devoirs électoraux, qui obligent les fidèles à prendre l’avis du prêtre avant d’aller voter ».

Comme, dans la plupart des paroisses, les ouailles n’entendaient que le breton, on voit que la sagesse divine prenait soin de tout.

(Deux qui parlent la même langue, et le meilleur français qui soit, ce sont La Fontaine et Brassens. Les parisiens ont une dernière occasion de les entendre mêler leurs voix samedi 17 à 15 heures au studio Hébertot. Qu’on se le dise !)  

 

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