des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

​L’épicurisme n’a pas de frontières. Carpe diem se dit dans toutes les langues, et j’ai toujours plaisir à en découvrir l’une de ses infinies variations.

Hier, c’est une fulgurance persane d’Omar Khayyam* qui m’a réjoui :

« Ami, ne nous soucions pas de demain.
Profitons de ce souffle de vie.
Demain, quand nous quitterons ce caravansérail,
nous serons pareils aux morts d’il y a sept mille ans. »

J’aime cette idée orientale de caravansérail : le monde est une étape, un vaste lieu où se retrouvent pour une halte provisoire des voyageurs de toutes provenances, un palais pour caravanes, agité, bigarré, bruyant. On n’y reste pas. Le même Omar Khayyam notait :

« Avant notre venue, rien ne manquait au monde.
Après notre départ, rien ne lui manquera. »

Et c’est ainsi que nous serons pareils aux morts d’il y a sept mille ans.

*Omar Khayyam, mathématicien, astronome, philosophe et poète persan (1048-1131)

Une réponse à Caravansérail

  • Juste un détail mon cher Jean Pierre : carpe ciel c’est du stoïcisme de Marc Aurèle pas de l’épicurisme… Et c’est mon dernier mot !

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