des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Mon ami Michel Béra a posté sur FB la capture d’écran ci-dessous, et manifeste son étonnement devant, dit-il, cette « sorte de Blade Runner inversé » où les robots vérifient que les humains sont bien des humains.

Je m’en étonne moi aussi, mais peut-être pas pour les mêmes raisons. Car cette nouvelle génération de captchas (les précédentes ne prétendaient pas obtenir la preuve que vous étiez un humain : vous pouviez aussi bien être un singe ou un martien, elles s’assuraient juste que vous n’étiez pas un robot) cette nouvelle génération, dis-je, se heurte à un paradoxe : en fondant la certification du caractère humain du répondant sur le fait qu’il ne commet pas d’erreur, elle contrevient à une vérité universellement établie qui veut, comme chacun sait, qu’errare humanum est *.

On peut dès lors soutenir qu’en donnant un résultat erroné à l’opération que le robot propose, on prouve que l’on est humain tout autant qu’en répondant juste. Je présume que c’est ce que mon ami Béra a voulu faire. Sinon, 63-3=100, pour un éminent mathématicien, diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et professeur au CNAM, je ne le félicite pas pour la soustraction.

 

 * ou sit, pour respecter le subjonctif.

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