des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire
J’ai assisté l’autre soir lors d’un concert à quelque chose d’assez gonflé. Le chanteur nous annonce qu’il va interpréter son “antitube”. Il cite Boris Vian, “un tube c’est long et creux”, pour déclarer: ” la chanson qui vient est dense et courte”. S’ensuit en réalité une chanson longue et creuse, dont je ne pense pas qu’elle constitue un tube pour autant.

En fait, l’histoire du “tube” n’est pas exactement celle-là. C’est effectivement Boris Vian qui a inventé le mot, dans une chanson intitulée “Le tube”, écrite avec (et chantée par) Henri Salvador en 1957. V’là les accessoires pour faire un succès, dit son refrain; et les couplets égrènent: “une rue, un trottoir, une môme bien roulée, un gars, chandail noir…”. C’est-à-dire une série de clichés: pour devenir un tube une chanson doit parler à tout le monde, dans des mots simples, et assumer sa propre banalité.

Mais Le tube ne fut pas un succès. Chanter la banalité en tant que telle n’est pas banal. L’antitube en deviendra-t-il un? En tout cas, question lieux communs, sur l’automne et la lumière de septembre, on était servis.

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