des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire
C’était parait-il hier la “journée de la procrastination”. Je l’ai remise à aujourd’hui.

Je saisis cette occasion pour rendre hommage à un homme d’Etat remarquable, et injustement oublié : Henri Queuille, trois fois Président du Conseil sous la IVè République. En ces temps où l’opinion, à ce qu’on lit dans les journaux, semble se lasser du style du président Sarkozy, celui d’Henri Queuille a tout d’une magnifique antithèse. Au lieu de s’agiter à réformer tous azimuts, cet homme formula un jour ce théorème politique sublime : Il n’y a pas de problème si compliqué qu’une absence de décision ne finisse par résoudre.

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Quant à s’incruster au pouvoir, ce n’était pas dans ses habitudes. Son deuxième gouvernement dura du 2 au 4 juillet 1950, juste le temps de repousser sa démission au lendemain de son premier jour aux affaires, ce qui constitue un exemple admirable de procrastination, tout en élégance et en brièveté.

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