Malaise passager

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« Suite à un malaise passager, nous allons devoir patienter quelques minutes… »

J’aime la manière poétique dont s’expriment les agents de la RATP. Il va de soi qu’il est question du malaise d’un passager, mais la contraction technique de l’expression (comme steak frites ou dette fournisseurs), marquée par la suppression de la préposition indiquant le complément de nom, se met soudain à suggérer autre chose : une gêne temporaire, un embarras supposé provisoire, un mauvais vague à l’âme dont on devra attendre qu’il se dissipe…

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