des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

« Tristes, mes chansons ? Non, je ne crois pas. Je ne suis pas triste. J’aime la vie, j’aime les arbres, j’aime boire avec mes amis, j’aime avoir des copains autour de moi. Quand je parle de la mort, ce n’est pas pour la mort elle-même, c’est par rapport à la vie. C’est une sorte de faire-valoir. Je me sers d’elle comme un prétexte. Elle est là, comme ça, comme une marguerite dans une histoire d’amour. »

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N’est-ce pas joliment dit ? La mort met la vie en valeur « comme une marguerite dans une histoire d’amour ». Il ne s’agit que d’une interview, mais Brassens a la formule poétique. Voici qui éclaire, en tout cas, les premiers vers de sa célèbre Supplique : « La Camarde qui ne m’a jamais pardonné / D’avoir semé des fleurs dans les trous de son nez ».

En pendant, ou en contrepoint, Brel chante, dans Les Marquises : « Ils parlent de la mort comme tu parles d´un fruit ».

Une saison a passé.

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