des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

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Les chansons meurent aussi. L’une des miennes est en train d’agoniser. C’est 2012, qui figure sur mon premier disque.

Lorsque je l’ai écrite, il y a huit ou neuf ans, l’année 2012 semblait encore bien loin. J’en faisais, dans mon imagination, la première étape de la longue errance d’un homme qui allait sombrer doucement dans la vieillesse sans parvenir à se déprendre d’un amour perdu. Tout était bâti sur l’évocation d’un futur lointain exploré à travers des lieux eux-mêmes distants et poétiques.

En deux mille douze
Errerai-je vers le Detroit d’ Ormuz

Le flou de l’éloignement était un ingredient essentiel au charme de l’œuvre. Il est en train de disparaître. 2012, nous y serons dans quelques jours. Dès que cela deviendra du présent, la date de péremption sera dépassée. Je me dépêche donc de la chanter. Aux trois baudets, jeudi, ce sera sans doute la dernière fois.

8 réponses à Agonie d’une chanson

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