« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Les Anglais adorent détester les Français. La réciproque est vraie, quoique de façon moins intense. J’ai l’impression que nous occupons dans leur inconscient collectif une place nettement plus grande qu’eux dans le nôtre. C’est ainsi qu’un différend sur la pêche suffit ces jours-ci à remplir la presse populaire anglaise de références à Azincourt et Waterloo. Allons-nous en venir aux mains ?

Passant par Bayeux il y a quelques mois, j’y avais revu la tapisserie de la Reine Mathilde, l’extraordinaire chronique illustrée de l’invasion de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant. Elle s’achève sur la bataille d’Hastings (1066), laquelle est, pour parler comme Saddam Hussein, la « mère de toutes les batailles » entre nos deux pays. Car les Normands s’y désignent comme Français, ainsi que l’indiquent les légendes latines de différentes scènes.

L’une d’elles mentionne : HIC CЄCIDERVNT SIMVL : ANGLI ЄT FRANCI : IN PR[O]ELIO, ce qui signifie : Ici, Anglais et Français tombèrent ensemble au combat.

Allons-nous nous affronter à nouveau pour quelques licences de pêche ? J’aimerais autant que cette fois tout le monde reste debout.

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Bertrand de Foucauld

Il ne faudrait pas que ce désaccord sur la pêche fasse couler tout le système et fasse mettre à l’eau tous les projets européens!

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