La semaine qui s’ouvre va ĂŞtre marquĂ©e par un Ă©vĂ©nement: la parution du livre de Claudine sur Boris Vian.

Je sais bien qu’on va me suspecter de partialitĂ©, mais je tiens Ă dire que c’est un bouquin formidable sur un personnage formidable. Il s’ouvre sur une scène extraordinaire: juin 40, en plein exode, Boris quitte AngoulĂŞme (oĂą s’est repliĂ©e l’Ecole Centrale dont il est Ă©lève) Ă bicyclette pour rejoindre Bordeaux oĂą il compte retrouver sa famille. Il s’est muni d’un sĂ©rieux casse-croĂ»te et fait la route en compagnie d’un ami. Soudain, venant Ă sa rencontre, la Packard de son père le croise, sans le voir. Alors il pose son vĂ©lo sur le bas-cĂ´tĂ©, certain qu’elle repassera tĂ´t ou tard dans l’autre sens, et, profitant du beau temps, discute avec son copain, mange avec appĂ©tit, tout en considĂ©rant la dĂ©bâcle gĂ©nĂ©rale qui pousse une foule de gens sur la Nationale 10 en direction du Sud. MalgrĂ© son insouciance, il comprend que l’Histoire va lui voler sa jeunesse. “J’avais vingt ans en 40….” sont des mots qu’il ne cessera de rĂ©pĂ©ter plus tard, comme le refrain amer de la chanson de sa vie.

Mercredi 17 fevrier aux trois baudets de 18 a 20h.
Certainement, mais je ne connais pas encore la date… Je l’annoncerai!
Y aura-t-il une signature Ă Paris ?