« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

En ces temps où tout le monde croit tout savoir, sans plus jamais prendre la peine d’approfondir une question plus de cinq minutes, la vie de scientifique, et de chercheur en particulier, devient de plus en plus ardue.

Car le scientifique est contraint d’expliquer toujours davantage en quoi consistent ses recherches et quels en sont les enjeux. Comme il mène une activité qui n’est pas directement rentable, il doit justifier de son utilité – à tout le moins de son intérêt  – à ceux qui la financent. Et comme les décideurs, en termes de budget, ne comprennent généralement rien à ce dont il retourne, et que la complexité de la question (en mathématique ou en physique fondamentale notamment) requiert davantage que cinq minutes d’explications, « Qu’est-ce qu’on perd comme temps ! » est devenu le motto général dans les deux camps. Celui du scientifique, car ce sont autant d’heures qu’il ne consacre pas à son précieux travail. Celui du financier, car pour augmenter ses lumières sur le sujet, ce temps additionnel ne fait rien à l’affaire, ou quasi.

L’écueil, pour le chercheur, est alors d’éviter de s’attirer ce que Pythagore décrivait comme « l’incompréhension haineuse des ignorants ».

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