des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Je n’avais jamais participé à un pèlerinage. C’est fait. C’était à Lisieux, au début de ce mois. Claudine y accompagnait pour trois jours le groupe de personnes handicapées (une communauté Foi et Lumière) dont elle s’occupe, et j’avais décidé d’accompagner Claudine.

Depuis que nous nous connaissons elle et moi, je me trouve vis-à-vis de la religion dans une position ambiguë : pas dedans, sans tout-à-fait être dehors. Claudine est une « catholique du berceau ». Si elle était communiste, je me définirais comme un compagnon de route : quelqu’un qui éprouve de la sympathie pour bien des aspects de la cause, mais qui ne prend pas sa carte du parti en raison d’importantes réserves sur le fond.

Quoi qu’il en soit, Foi et Lumière étant un mouvement chrétien, et Lisieux la ville de Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, je savais grosso modo à quoi je m’exposais. Au programme : première messe, première conférence sur la vie de Sainte Thérèse, lavement des pieds, laudes, visite de la basilique, deuxième conférence sur la vie de Sainte Thérèse, visite du carmel, troisième aperçu sur la vie de Sainte Thérèse (ce qui peut commencer à sembler excessif pour une vie qui fut courte -24 ans- et sédentaire), visite de la maison de Sainte Thérèse, préparation à la veillée, veillée, deuxième messe (solennelle), et envoi. Dans cette ultime épreuve, je confesse avoir trébuché, assommé par la répétition des mêmes chants depuis trois jours. Mais globalement, je crois avoir passé toutes les étapes sans dommage, avec un moment très fort auquel je ne m’attendais pas : celui du lavement des pieds. J’y reviendrai.

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