mais qui est arbon ?

« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

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Le futur autrefois était stable et lisible
Tous penchés sur la terre et la vie prévisible
On s’écarte aujourd’hui de ces courbes connues
Où ce vers quoi l’on va sort d’où l’on est venu
Notre destin s’arrache à cette pesanteur
Nous devenons actuels variables migrateurs

OU VA LE MONDE?” (Arbon)

A retrouver sur l’album “Il Pleut au paradis

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Oscar me raconte l’Argentine. Son exil en France. Le théâtre. Son goût pour les costumes, le travestissement. Comment souvent lui-même invente ses tenues de scène, les coupe et les coud. Comment souvent lui-même il les nettoie, les repasse. Il est dans l’âme un artisan, il a des mots d’artisan, concret, passionné, inventif, à l’opposé du « pré-fabriqué » dont il s’est curieusement fait le complice à la télé. Même chose pour la musique. Oscar est un musicien merveilleux, hors du temps, à la fois kitch et simple, comme les tangos qu’il compose. Le tango, c’est la mélancolie faite danse, les siens rougeoient comme des feux.


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Sur son premier album “Etre et avoir été”, on le découvre débordant d’amour, désabusé, amusé, nostalgique, paternel, fraternel, et ironique sur le monde qui nous entoure. Cet auteur, excellent mélodiste, joue avec les mots, pastiche ses chanteurs préférés, poétise discrètement ses chansons. Arbon parle peut-être trop de lui mais, malgré tout, ce qu’il raconte nous touche. Au fond les vies se ressemblent, même quand elles sont différentes…

François Alquier 

Et si vous (re)découvriez le premier album d’ARBON, “Etre et avoir été” ???

Fabrice est l’homme qui a, je crois, la place la plus extraordinaire dont puisse rêver un homme dans la presse française. Il est rédacteur en chef des pages culture de Marie-Claire, après l’avoir été de celles de Elle. Autrement dit il est au cœur du réacteur médiatique féminin. Il rencontre à ce titre les femmes les plus remarquables, les plus belles, les plus sensibles, les plus intelligentes de l’époque. Actrices, artistes, écrivaines, réalisatrices, chanteuses… Et bien sûr les icônes. Il a interviewé Sharon Stone, Angelina Jolie, Monica Bellucci, Sophie Marceau. Pour se limiter aux plus visibles (mais pas aux moins intéressantes).

Pourtant, sauf si on l’interroge, Fabrice n’en parle pas. Il préfère écrire sur les égéries des sixties, ces figures de la liberté qui régnaient sur les cœurs des yéyés et de Brian Jones. Il préfère évoquer Emily Dickinson, (poétesse américaine du XIXè siècle) ou vous faire découvrir Liliane Giraudon (poétesse française contemporaine). Il préfère vous entretenir de son projet de marcher sur les traces du parcours qu’effectua Gandhi en 1930, en Inde, lorsqu’il protesta à pied, plus d’un mois durant, contre la taxe sur le sel, allant de village en village, et rassemblant des foules de plus en plus considérables, avant d’être arrêté par les Anglais. Il préfère prendre sa guitare, et ressusciter un instant le plaisir nostalgique d’une époque perdue.

 
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Il est rare que je sois obligé d’écrire quelque chose de manière urgente. Si ça ne vient pas un jour, je passe à autre chose, j’attends le lendemain. De toute façon, le plaisir de la pêche n’est pas simplement d’attraper du poisson… J’écris lentement, j’en profite, je me promène dans le paysage de mes pensées, je goûte ce vagabondage mental, je rêve, je butine d’une idée à l’autre, je ne suis pas pressé d’arriver au but.

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gaignault-indice.jpg© photo : Virgile Biechy    
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J’écris des chansons depuis que j’ai 17 ou 18 ans. C’était mon hobby. Au début, si je me suis mis à écrire, c’est peut-être par envie de faire comme Brassens. Et si j’ai gardé ça pour moi, c’est parce que ça ne valait pas Brassens. Aujourd’hui ce que j’écris n’est pas du Brassens, mais j’ai cessé de me dire “Etre Brassens ou rien”. J’accepte d’être Arbon.
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J’ai écrit (avec mon ami Michel Béra) une comédie musicale, Web Love Story, ou Le Monde est Parfait.
Oscar Sisto a accepté d’en faire la mise en scène. Pour tenir le rôle principal, celui de Pornella Candy (la déesse du sexe) nous avons pressenti Marianne James. Nous devons déjeûner avec elle, dans un restaurant chinois près de la porte Maillot.
Ce jour-là j’ai réservé une table tranquille, dans une petite salle.
Et nous sommes, en effet, tranquilles.

Mais Marianne n’arrive pas. Alors nous parlons…

(à suivre…)
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Sur une herbe épaisse
Et tendre à la fois
Une fourmi se dresse
Et s’adresse à moi
Elle me dit: -Que comptez vous faire?
-Oh, tant de choses… , je lui réponds,
Biner, bêcher, creuser la terre
Travailler jusqu’à l’heure blème
La fourmi opine et répond :
– Moi de même ! Moi de même !

L’ETOILE ET LA FOURMI” (Arbon)

à retrouver sur l’album “Il pleut au paradis

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