« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Je reprends ici tel quel un article publié sur ce blog en mars 2008. Je suis triste.

 

Michel,

Vivre est un privilège, un honneur, un bonheur. Tu l’as toujours su. Mais voici qu’arrivant vers l’âge où il faut se résoudre à ce que le repas prenne fin, ta parole prend plus de force encore, de présence, de densité.

C’est au fond le seul message qui vaille, aimer la vie. Ce n’est pas forcément de la sagesse, car cet amour-là, comme les autres, peut (et doit) nous conduire à quelques folies. Mais c’est la pire des folies, ou sans doute des tristesses, de passer à côté du banquet sans le voir, de l’avaler sans le goûter, d’y toucher sans le sentir.

De nous avoir rappelé cela l’autre soir, jamais nous ne te dirons assez merci.

 

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Joyeux

Vers un banquet nouveau, inouï !

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