« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Je m’en souviens comme de la meilleure odeur du monde : celle du crâne de mon fils bébé. J’y laissais trainer mon nez, je humais ses cheveux, sa peau, à la recherche de notes délicieuses de lait un peu aigre et de musc enfantin.

Elle avait quelque chose d’addictif, de chaud, d’étourdissant, d’infiniment tendre. La fragilité qu’elle exprimait me faisait me sentir fort, protecteur, responsable, et jamais je ne me suis senti plus accompli en tant qu’homme que dans la désarmante évidence de ce contact si doux.

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