des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

 

La couleuvre se tient immobile sur la terrasse. Les chiens passent près d’elle, sans la voir, jusqu’au moment où elle se réfugie prestement dans le camélia.

L’un des chiens a peur et s’éloigne prudemment. L’autre se met à la traquer comme un fou. Il tourne autour de l’arbuste, dressé sur ses pattes arrière, et sautille acrobatiquement pour tenter d’apercevoir où le serpent s’est caché. Puis il s’enfonce d’un mouvement brusque sous les feuilles, grimpe sur les branches basses, et entreprend une ascension hargneuse vite entravée par le feuillage trop touffu. Il revient alors tournoyer autour de la plante en grognant, pendant plusieurs minutes, dans une étrange danse du scalp, jusqu’à ce que, la fatigue aidant, il ne finisse par renoncer.

Figée au sommet du camélia, à deux mètres du sol, la couleuvre sort victorieuse de ce combat par l’esquive.

 

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