des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Le départ du train qui devait nous ramener sur Paris était programmé pour 17h05 à la gare d’Orthez. Survient une « perturbation » de nature non précisée. Comme la SNCF s’est mise à l’heure de la technologie, je reçois un SMS m’informant d’un retard possible, sans indication de durée. Que faire de cette information ? Pas grand chose. Nous nous dirigeons donc vers la gare à l’horaire convenu.

Alors que la voiture qui nous accompagne s’apprête à nous déposer, je consulte sur mon smartphone l’application sncf.com. Elle annonce que le train aura une heure et dix minutes de retard. Bon. Nous décidons d’aller patienter au café voisin. Auparavant je juge toutefois prudent d’entrer dans la gare pour une vérification. Là, le panneau affiche une heure quinze de délai. J’avise un préposé qui confirme : le train est parti de Tarbes avec une heure quinze de retard, il pourra peut-être rattraper dix minutes mais pas plus. Consultant néanmoins son écran par acquit de conscience, le fonctionnaire confirme à nouveau, et ajoute : —  Il est 17h. Pour ne pas prendre de risques, soyez là dans une heure.

Nous nous rendons au café à cinq minutes de là. La bière y est bonne. À 17h55, nous sommes de retour à la gare. Surprise : notre train a disparu du panneau. Cinq ou six autres personnes arrivent juste après. Elles sont dans la même situation que nous. Je retrouve le préposé. Il m’engueule : —  Le train est parti il y a cinq minutes, je vous avais dit de ne pas vous éloigner ! —  Ce n’est pas ce que vous m’avez dit, rétorqué-je. J’élève un peu la voix mais je comprends que toute polémique sera inutile et que sa mauvaise foi est à la mesure de son embarras. L’un de mes compagnons d’infortune, me jugeant d’une passivité coupable, prend le relais et affuble haut et fort la SNCF d’épithètes choisies. —  Des incompétents, des nuls ! Être en avance sur le retard qu’on annonce, c’est inadmissible !

Il est 18h03. L’appli sncf indique désormais un départ à 18h05 : à monde virtuel, départ virtuel, qui n’aura pas lieu car il a déjà eu lieu. Claudine, dans ces cas-là, est admirable, et reste toujours d’un calme olympien. Un TER se présente un moment après. Changement à Dax. Arrivée à Paris à 23h30. Comme dit l’autre, « y a pas mort d’homme ».

 

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