« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Nouvelles chansons

Un bouquet de nouvelles chansons

(Pour noter la chanson: allez sur “ajouter un commentaire”)

Voici une oeuvre de jeunesse, écrite sous le coup de l’émotion, le lendemain de ma première soirée au Crazy Horse Saloon. Une certaine Trucula Bonbon y officiait alors dans un numéro de corps à corps avec un fauteuil. Elle m’avait fait, comme on va l’entendre, forte impression, avec ses jambes interminables et sa “foufoune comme du gazon anglais”.

Au saxo: mon ami Laurent Lachaux.

Un bouquet de nouvelles chansons

(Pour noter la chanson: allez sur “ajouter un commentaire”, ou cliquez ici)


Ce fut un voyage merveilleux, long, lent, insolite, à travers toute l’Inde du Sud. J’en ai rapporté ce carnet de route, dont la musique m’est venue dans la voiture, alors que nous roulions, à l’infini semblait-il, sur les routes du Karnataka.

La chanson a peu de chances de jamais passer à la radio, vu son sujet, et son format…

Un bouquet de nouvelles chansons

(Pour noter la chanson: allez sur “ajouter un commentaire”, ou cliquez ici)

Restons en Afrique, avec l’histoire de Kodjo Bo, pêcheur togolais. A la base, c’est une histoire drôle et philosophique, ce qui est un alliage assez rare pour être goûté, et que l’on doit à Heinrich Böll. J’en ai fait une chanson, que j’ai pensé situer d’abord au Mexique, puis au Kerala, puis au Congo. Beaucoup d’endroits pouvaient l’accueillir. Pour finir, je l’ai placée au Togo, en clin d’oeil à mon amie Ayoko.

Ame wu ga, en langue ewe, veut dire: l’homme vaut mieux que l’argent. Et akpe kaka, en mina: merci beaucoup.

Un bouquet de nouvelles chansons

(Pour noter la chanson: allez sur “ajouter un commentaire”, ou cliquez ici)

C’est un magnifique poème de Tahar Bekri que l’on m’a proposé un jour de mettre en musique. J’étais en train de le lire, quand j’ai entendu mon fils Augustin placer quelques arpèges au piano. L’idée était là. Et voici comment parfois naissent les chansons.

Bel Air est le nom du cimetière marin où Senghor est enterré, près de Dakar.

Un bouquet de nouvelles chansons

(Pour noter la chanson: allez sur “ajouter un commentaire”, ou cliquez ici)

C’est chez Edgar Poe que je suis allé chercher ce poème, qui m’émeut profondément, avec sa quête infinie, ses paysages lunaires, ce clair-obscur erratique, et cette silhouette d’un homme sur lequel le temps tombe comme un manteau.

Gaily bedight
A gallant knight
In sunshine and in shadow
Had journeyed long
Singing a song

In search of Eldorado

But he grew old
This knight so bold
And over his heart a shadow
Fell, as he found
No spot of ground
That looked like Eldorado

And as his strength
Failed him at length
He met a pilgrim shadow
-Shadow, said he,
Where can it be
This land of Eldorado ?

-Over the moun-
tains of the moon
Down the valley of the shadows
Ride, boldly ride
The shade replied
If you seek for Eldorado

Edgar Allan Poe

Un bouquet de nouvelles chansons

(Pour noter la chanson: allez sur “ajouter un commentaire”, ou cliquez ici)

Ce poème, intitulé à l’origine “Ballade pour faire connaître mes occupations ordinaires”, est extrait du recueil “La Négresse blonde”, de Georges Fourest (José Corti Editeur).

Ce n’est donc pas moi qui ai écrit le texte, mais je m’y reconnais tout-à-fait.

En ces jours de visite du pape à Paris, il est plaisant de l’illustrer par cet admirable défilé de coléoptères de Grandville. Qu’en dites-vous?

Un bouquet de nouvelles chansons

(Pour noter la chanson: allez sur “ajouter un commentaire”, ou cliquez ici)

Je vivais chez ma mère au chaud et bien tranquille
Loin du bordel du monde et des bruits de la ville
Elle s’occupait de tout moi je ne faisais rien
Que dormir et grossir et rester dans mon coin
Un jour va savoir pourquoi j’ai voulu sortir
J’ai passé la tête au-dehors sans réfléchir
On m’a tiré tapé attrapé par les pieds
J’ai voulu repartir mais trop tard j’étais né

Mais bon… Ça arrive à tout le monde (bis)

Chassé du paradis exclu du nirvana
Qu’est-ce que j’avais pu faire pour en arriver là
Dans cet endroit pourri où tout avait l’air louche
Où ça sentait pas bon jusqu’au fond de mes couches
J’avais un doudou rose un hochet en plastique
Accrochée au berceau une boîte à musique
Espagnole aie aie aie tchic y tchic aie aie aie
Bref j’étais dans la merde les pieds en éventail

Mais bon… Ça arrive à tout le monde (bis)

Enfin je m’habituais on s’habitue à tout
J’étais un petit d’homme charmant et tout et tout
Je bavais je rotais j’ tripotais mon zizi
Tout baignait à peu près mais voilà j’ai grandi
Alors on m’a collé devant un écran large
Où la pub était belle et le monde était barge
On a fait s’épanouir dans mon cerveau hagard
Des cultes de pipole et des desseins de star

Mais bon… Ça arrive à tout le monde (bis)

J’ai zappé à présent ces tristes expériences
Je cherche encore ma voie dans la vie mais j’avance
Je sais lire et compter j’ai trouvé un boulot

Je m’attends plus vraiment à gagner au loto
J’ai pris femme et enfant j’ai maison et bagnole
Mon rêve c’est de chanter la musique espagnole
Aie aie aie tchic y tchic sans honte ni remords
Et quand j’y parviendrai c’est con je serai mort

Mais bon… Ça arrive à tout le monde (bis)

Prochains spectacles
VSRP: No data available
Archives