des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Nouvelles chansons

Un bouquet de nouvelles chansons

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Je vivais chez ma mère au chaud et bien tranquille
Loin du bordel du monde et des bruits de la ville
Elle s’occupait de tout moi je ne faisais rien
Que dormir et grossir et rester dans mon coin
Un jour va savoir pourquoi j’ai voulu sortir
J’ai passé la tête au-dehors sans réfléchir
On m’a tiré tapé attrapé par les pieds
J’ai voulu repartir mais trop tard j’étais né

Mais bon… Ça arrive à tout le monde (bis)

Chassé du paradis exclu du nirvana
Qu’est-ce que j’avais pu faire pour en arriver là
Dans cet endroit pourri où tout avait l’air louche
Où ça sentait pas bon jusqu’au fond de mes couches
J’avais un doudou rose un hochet en plastique
Accrochée au berceau une boîte à musique
Espagnole aie aie aie tchic y tchic aie aie aie
Bref j’étais dans la merde les pieds en éventail

Mais bon… Ça arrive à tout le monde (bis)

Enfin je m’habituais on s’habitue à tout
J’étais un petit d’homme charmant et tout et tout
Je bavais je rotais j’ tripotais mon zizi
Tout baignait à peu près mais voilà j’ai grandi
Alors on m’a collé devant un écran large
Où la pub était belle et le monde était barge
On a fait s’épanouir dans mon cerveau hagard
Des cultes de pipole et des desseins de star

Mais bon… Ça arrive à tout le monde (bis)

J’ai zappé à présent ces tristes expériences
Je cherche encore ma voie dans la vie mais j’avance
Je sais lire et compter j’ai trouvé un boulot

Je m’attends plus vraiment à gagner au loto
J’ai pris femme et enfant j’ai maison et bagnole
Mon rêve c’est de chanter la musique espagnole
Aie aie aie tchic y tchic sans honte ni remords
Et quand j’y parviendrai c’est con je serai mort

Mais bon… Ça arrive à tout le monde (bis)

Un bouquet de nouvelles chansons

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Cette chanson est l’adaptation d’un poème d’Ibn Arabi, que j’ai lu dans sa traduction anglaise. La musique est venue sur les mots anglais, ça m’a plu.

The lunatic lover came and knocked at the door
Of his beloved

From behind the door she asks : – Who is there ?
He replies : – It is I

She answers : – You and I cannot live together
So to the desert he goes

Long years he meditated long long years
Then he returns at her door

Again the voice of his beloved asks : – Who is there ?
He replies : – It is you

And the door opened

Ibn Arabi, né en Andalousie en 1165, mort à Damas en 1240, est un penseur, poète et mystique arabe, considéré comme l’un des plus grands maîtres de la spiritualité non seulement islamique, mais universelle.

“Je crois en la religion de l’Amour / Où que se dirigent ses caravanes / Car l’amour est ma religion et ma foi. “
Bon anniversaire, mon amour.

Un bouquet de nouvelles chansons


Il y a dans le livre de Michel Serres l’Art des Ponts (le Pommier) une sorte de poème sur tous les ponts du monde, dont j’ai tout de suite pensé qu’il ferait une chanson magnifique. J’ai demandé à Michel s’il m’autorisait à le mettre en musique. “J’ai toujours rêvé d’écrire des chansons, m’a-t-il répondu. Ta requête me fait très plaisir”.

J’ai écrit une ballade folk, à l’américaine, évoquant de grands espaces, avec guitare, batterie et harmonica. Car Michel est un marin, et la plupart des ponts qu’il évoque sont des ponts de ports, qu’il a franchis en marin: non pas en marchant sur eux, mais en passant dessous, en bateau.

Un bouquet de nouvelles chansons

Je me suis un jour demandé ce qui pourrait se passer si une femme belle, riche, branchée, célèbre, jetait son dévolu sur quelqu’un comme moi.

Pure hypothèse naturellement, mais intéressante à explorer dans ses divers aspects. Par exemple, sur son origine: il est clair que dans un tel cas, Cupidon délaisserait son arc pour une carabine, histoire que l’affaire dès le début fasse du bruit.


J’avais commencé cette chanson en novembre dernier. Peu après, l’actualité pipolitique française s’est mise à s’agiter considérablement. Cela a pu, peut-être, par endroits, m’influencer.

Un bouquet de nouvelles chansons

Ne chantez pas la mort, chantaient Ferré et Caussimon.
Pourtant Brassens l’a fait souvent, avec bonheur.

Moi, c’est un thème qui m’est cher. Comme je suis du genre à y penser souvent (“la préméditation de la mort, disait Montaigne, c’est la préméditation de la liberté”), elle se présente régulièrement sur mes lèvres sous la forme d’une chanson.

“Madame” a été écrite il y a quatre ans. Elle aurait pu figurer sur mon précédent album, mais il y avait déjà “Félix“, et bien qu’elles soient très différentes, c’est quand même le même sujet…

Il parait que vous arborez, madame, une robe noire
Il parait que vous racolez du matin jusqu’au soir…

Un bouquet de nouvelles chansons

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C’est l’image (due à Olivier Lefèvre) en haut à gauche de mon blog qui m’a inspiré cette chanson.

Elle invitait à faire le point avant un départ rêveur ou poétique. Alors, sur l’argent, les relations entre les Hommes, la technologie, la vie qui avance, j’ai rédigé cette brève synthèse en forme de bilan.


Bien que d’un tout autre genre que celle du Chant du Vermisseau, la musique est cependant construite exactement sur les mêmes principes, avec ici effacement de la guitare au profit de choeurs et d’ambiances larges, ouvertes, plutôt nocturnes. J’aime le pont, qui m’évoque un cargo avançant de nuit sur une mer d’huile, et qui introduit assez bien le dernier couplet. C’est toujours Scott qui a assuré les arrangements.

Un bouquet de nouvelles chansons

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de cette chanson et de publier son texte.

Elle est née de la lecture d’un article du Monde (l’inspiration peut se trouver partout).
L’article expliquait que le réchauffement climatique avait entre autres conséquences la prolifération des insectes.

On voit par là que la simple lecture d’un journal peut elle-même contribuer à la multiplication des vers.

 

Côté musique, j’ai essayé, comme pour beaucoup des chansons que je vais vous proposer, de laisser ma guitare à l’arrière-plan, au profit d’une matière sonore plus originale: boucles, bruits, notes, nappes, construite essentiellement autour de ma voix, et lui ouvrant un espace propre à une manière plus personnelle de chanter. Scott Bricklin signe l’arrangement.

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Puisque vous êtes quelques dizaines chaque jour à me faire l’amitié de venir consulter mon blog, je voudrais solliciter votre participation active.

Je suis en train de préparer mon prochain album, dont la sortie est prévue en 2009, et je dois décider des 12 chansons qui y figureront.

Or, des chansons candidates, il y en a plus que douze… Je vous les présente ici en avant-première, et j’aimerais que vous notiez chacune d’elle de 1 (si vous ne l’aimez pas du tout) à 5 (si vous en êtes fan). Si en plus vous aviez envie de commenter votre appréciation, ce serait formidable.

Pour me transmettre note et commentaire éventuel, deux solutions : soit utiliser le lien « ajouter un commentaire » qui figure en bas à droite de chaque billet, soit m’envoyer un email à l’adresse suivante : arbon@arbon-lesite.com

Liste (évolutive) des chansons en écoute:

  1. Le chant du vermisseau
  2. Avant de traverser les nuages
  3. Madame
  4. Les Ponts
  5. The lunatic Lover
  6. Ca arrive à tout le monde
  7. La Fontaine l’ENA et moi
  8. Les Hannetons
  9. Eldorado v.o.
  10. J’ai pas changé
  11. Entre Chinon et Saumur
  12. Senghor à Bel Air
  13. Histoire de Kodjo le pêcheur
  14. Sur les routes du Karnataka
  15. Trucula Bonbon
  16. Damiens
  17. La différence du cochon
  18. Familles
  19. Au coeur des villes
  20. Temps d’hiver
  21. Sauf l’amour
  22. Harry et René


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