des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Paul-Jean Toulet, l’auteur d’En Arles, était un esprit libre et original, comme en témoigne cette anecdote tout-à-fait singulière : il avait composé avec des amis une petite pièce en vers (La Servante de Molière, dont le texte est perdu) ; au lendemain de son unique représentation au théâtre, il prit lui-même la plume pour l’analyser dans Le Moniteur, et s’offrit, raconte-t-il, « la fumisterie de l’éreinter et de la ridiculiser. »

Voilà une illustration parfaite d’ironie, au sens où « dans l’ironie, l’homme anéantit (…) ce qu’il pose, il donne à croire pour n’être pas cru, il affirme pour nier, il nie pour affirmer, il crée un objet positif mais qui n’a d’autre être que son néant », comme l’écrit Sartre, sans ironie aucune, par son élan emporté.

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