des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

smoking-blues.jpgUn de mes amis, qui fréquente Facebook sous le nom d’Ata Get, a entrepris d’y publier une série de photos. Cette série est principalement composée à partir de photos de cinéma, extraites de scènes où une femme est en train de fumer, puis retravaillées dans un équivalent numérique du bleu Klein. Il l’a appelée Smoking blues.

Je ne saurais dire pourquoi ces clichés me fascinent autant. Peut-être parce qu’il s’agit justement de clichés, qui renvoient à l’atmosphère vénéneuse des films noirs, avec leurs représentations archétypales de femmes fatales et de nuits troubles. Peut-être à cause du glissement monochromatique du blanc vers le bleu, par lequel ces images se déréalisent encore un peu plus, en se décalant vers le froid, le sombre, l’aquatique. Peut-être à cause de l’effet de style qu’induit la répétition de ce processus de désincarnation sensuelle et esthétique, et des résonances mentales (eaux profondes, plaisirs mortifères, passés perdus) que cela provoque, comme un ébranlement de la mémoire.

 

PS : ce blog a quatre ans aujourd’hui. Je suis heureux de fêter cela avec un article sur Ata, qui en est, via Facebook, un des lecteurs les plus assidus.

3 réponses à Smoking blues

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