des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Le lecteur régulier de ce blog s’en souvient peut-être : Michelle Auboiron a peint Versailles. Elle a peint les jardins, elle a peint les bassins, elle a peint les perspectives, elle a peint le château. Elle a même peint les tableaux, dont elle s’est quelquefois amusée à détourner certains détails, transformant par exemple le sceptre de Louis XV en porte-cigarette, ou affublant les chaussures de Louis XIV d’une étiquette -30%.

Elle a peint aussi les statues. L’une des toiles que je préfère s’appelle Le Rémouleur. Elle représente un bronze posé sur un socle, en haut d’un escalier. L’homme est accroupi, sans doute en train d’aiguiser un couteau à sa meule, et lève la tête vers le ciel, où se croisent des trainées d’avion. Nul artifice ici dans le détournement : il est saisi dans le réel, sur le vif. Les avions sont bien là, et la statue, de toute évidence, les contemple depuis toujours, comme si, à travers ces comètes diurnes et modernes, s’actualisait son rêve indéfini de voyage, d’altitude, de futur, d’ailleurs.

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Michelle Auboiron Le rémouleur / Photo Charles Guy

Il reste trois jours pour découvrir cette exposition étonnante, à la galerie Anagama, 5, rue du Bailliage à Versailles. Tous les détails sont ici :

http://www.michelleauboiron-et-charlesguy.com/15-septembre-2012-la-vie-de-chateau-de-michelle-auboiron-acte-i-scene-vii/

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