des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Bagan-469.JPG

C’est dans une boucle de l’Irrawaddy que se trouve Bagan. Là, sans raison apparente, la plaine se hérisse de milliers de pagodes. Le roi Anawrahta au XIè siècle, pour affirmer la prééminence du bouddhisme, s’était mis, frénétiquement, à construire des temples. Ses descendants ont poursuivi la tâche, pendant deux cents ans. Ils ont érigé plus de quatre mille sanctuaires : de très grands comme de tout petits.

Bagan saisit le voyageur comme un lieu à part par son immensité sereine, et ses pahtos et payas à perte de vue. Il y vibre quelque chose de l’esprit religieux du monde. On s’y promène sur des pistes sablonneuses, au fil desquelles, découpant l’horizon ou émergeant de quelques broussailles, des temples se dressent de partout, sortis de terre comme des champignons.

Au lever du soleil, vu de la hauteur d’une pagode, le spectacle est inoubliable. Les temples émergent de la nuit. Des bancs de brume trainent sur le fleuve. Et à la saison sèche, quand l’air est favorable, quelques privilégiés embarquent dans des montgolfières dont l’envol emplit le ciel de Oh ! exclamatifs et de points d’interrogation.

bagan-lever-soleil.JPG

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.


Archives