Porcus Trojanus

Cherchant Ă  me documenter sur cette affirmation que “dans le cochon, tout est bon“, j’ai trouvĂ© qu’elle remontait Ă  la plus haute antiquitĂ©, ce qui eĂ»t rĂ©joui Alexandre Vialatte.

Mais il semble que ce soient les Romains qui aient placĂ© le cochon (TOUT le cochon) au sommet de l’art culinaire. Je lis en effet que leur plat prĂ©fĂ©rĂ© Ă©tait le Porcus Trojanus, le porc Ă  la Troyenne, ainsi nommĂ© parce qu’il Ă©tait farci comme l’Ă©tait le cheval de Troie. La composition de la farce est riche et appĂ©tissante: grives, diverses volailles, jaunes d’Ĺ“ufs, hachis de viande, poivre, mais surtout tĂ©tines et vulves de truies.

Sur ces deux derniers points, deux Ă©coles s’affrontaient. Il y avait ceux qui prĂ©tendaient que les meilleures Ă©taient celles de jeunes femelles, sinon vierges, du moins nullipares, alors que d’autres tenaient que la saveur de ces morceaux ne s’Ă©panouissait que chez les truies qui avaient souvent mis bas.

Il est regrettable que cette recette soit tombée en désuétude, je vous aurais volontiers donné mon avis sur la question.

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oji

je ne savais pas que les cochons pouvaient également apprécier cette position 🙂