J’observe un ouvrier qui s’affaire avec agilitĂ© sur le toit d’un immeuble voisin du mien. Sa silhouette se dĂ©coupe sur le ciel laiteux. Il porte un t-shirt noir avec une inscription rouge dans son dos, encadrĂ©e d’un cartouche. Comme il bouge, je ne parviens pas Ă la dĂ©chiffrer. Quand il fait enfin une pose, je lis : “Les Gens d’Air”.
ci-dessus : Alain Robert

Bien vu, je continue en effet Ă regarder longuement par les fenĂŞtres… Je ne m’en dĂ©ferai jamais.
Je connaissais les Gens d’Armes et merci de me faire dĂ©couvrir cette mythologie urbaine. Comme quoi l’inspiration vient aussi d’un coup d’oeil Ă©garĂ© par la fenĂŞtre. DĂ©cidĂ©ment Arbon, Arbon, mon
garçon, depuis l’enfance vous n’avez pas beaucoup changĂ©… toujours un regard au delĂ pour s’Ă©vader d’un quotidien banal ou pour trouver l’inspiration gĂ©niale ?