des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Puisque j'évoquais hier le poète japonais Kobayashi Issa, je m'en voudrais de ne pas partager ici trois de ses haïkus, dont la variété montre l'étendue éblouissante de sa palette, qui va de la nostalgie :

me suis retourné
mais déjà passait la belle
là-bas sous les saules

à la truculence :

d’un pet de cheval
tiré du sommeil j’ai vu
des lucioles en vol

jusqu'à une sublime et déconcertante ironie :

Ah ! le papillon
volant comme si le monde
n’avait aucun but

Haikus calligraphiés par Issa

 

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