des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

(version guitare voix enregistrée on ne peut plus rustiquement sur mon iPhone)

C’est une chanson que je pourrais sous-titrer : « états d’âme d’un français de souche ».

Ces états d’âme assez répandus, me semble-t-il, chez nombre de mes compatriotes, et dont je ne prétends pas être exempt, résultent d’un conflit entre une peur collective de perte d’identité, de mélange, de submersion, et une aspiration individuelle à la bonne entente avec son prochain.

Sur ce thème, qui en soi n’est pas drôle, j’ai décidé de m’amuser, comme on verra par le caractère allègre de la musique, et par les multiples jeux de mots et de rimes dont j’ai truffé les paroles.

Les Tartares
par arbon

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Sous le soleil barbare
J’attendais les Tartares
Qui s’assemblaient dans le lointain
Ennemi sûr et incertain
Je me disais pars pars
Faut décamper dare-dare
Mais je les guettais comme un con
De ma télé à mon balcon

Au début moi bravache
Je me disais la vache
Qu’ils y viennent ces enculés laids
J’vais leur jouer de l’ukulele
Je défonçais leur tronche
Je soufflais dans leurs bronches
Calé sur mes remparts
J’les transperçais de part en part

Sous le soleil barbare
J’attendais les Tartares
Qui allaient envahir mon salon
En armure ou nus c’est selon
J’les zigouillais tous tous
J’en faisais du couscous
Et même un p’tit peu d’salami
Puisqu’on n’était pas bons amis

Non j’étais pas parano
Ces salopards anormaux
Se préparaient d’un air rieur
A saccager mon intérieur
Mais z’allaient pas être déçus
Jamais ils n’prendraient l’dessus
J’r’cevrais ces batards
A coup d’pétoire dans le pétard

Sous le soleil barbare
J’attendais les Tartares
J’prevoyais la grande invasion
Tartares combien de divisions
J’creusais des balles dum dum
Ça allait faire boum boum
A condition bien entendu
Qu’ils ramènent leur fraise ces tordus

solo : bruits de mitraille

Sous le soleil barbare
J’attendais les Tartares
De l’horizon j’voyais rien v’nir
Que des sans papiers sans av’nir
Mais j’l’ai eu dans l’baba
Car sans faire de blabla
Tous ont installé leur camp’ment
En face de mon appartement

Et un jour un d’ces p’tits-là
Avec sa gueule d’Attila
Est venu frapper à ma porte
Tout seul que le diable m’emporte
J’lui ai pas coupé les couilles
J’lui ai filé ma tambouille
Ce con il m’a souri
Mais putain qu’est-ce qui nous a pris

Sous le soleil barbare
J’attendais les Tartares
Moi à qui depuis tant d’années
Une voix disait d’les bananer
V’la qu’une autre me murmure
Faut s’entraider sûr sûr
Et ça me fige comme un con
Me tétanise sur mon balcon (ter)

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