On dit souvent que pour trouver la solution Ă un problème, il faut sortir du cadre, c’est-Ă -dire des schĂ©mas de pensĂ©e habituels. Cette prise d’Ă©cart, ce “pas de cĂ´tĂ©”, est parfois tout simple. J’en emprunte un exemple Ă la vie de Carl Friedrich Gauss (1777-1855), le “prince des mathĂ©matiques”.
Le jeune Carl Friedrich Ă©tait issu d’un milieu modeste. Son père Ă©tait jardinier, et il allait Ă l’Ă©cole avec d’autres garçons sur lesquels a priori le royaume de Hanovre ne misait pas vraiment pour effectuer de brillantes Ă©tudes. Leur instituteur, un homme sĂ©vère qui donnait facilement du bâton, voulait surtout avoir la paix en classe. Aussi un jour pensa-t-il ĂŞtre tranquille en donnant Ă faire Ă ses Ă©lèves l’addition des nombres de 1 Ă 100, ce qui devait les occuper un bon moment.
Au bout de deux minutes, Carl lève le doigt et annonce qu’il a la solution. Le maĂ®tre lui dit de se taire, et menace de le frapper. Mais Carl insiste: 5050.
Au lieu d’additionner comme tout le monde les nombres dans leur ordre naturel (1+2+3….+99+100), il avait (par fantaisie, jeu ou intuition) dĂ©cidĂ© de commencer par additionner le premier avec le dernier (1+100), puis le second avec l’avant-dernier (2+99), et ainsi de suite, et trouvĂ© que le rĂ©sultat Ă©tait toujours le mĂŞme: 101. Comme il y avait cinquante paires de nombres dĂ©finies par cette mĂ©thode, le problème se ramenait Ă calculer 101×50, soit 5050.
C’est simple, le gĂ©nie, non?
Non. Les autres inventions géniales par lesquelles Gauss a révolutionné bien des aspects des mathématiques, je suis bien incapable de les expliquer.
Le jeune Carl Friedrich Ă©tait issu d’un milieu modeste. Son père Ă©tait jardinier, et il allait Ă l’Ă©cole avec d’autres garçons sur lesquels a priori le royaume de Hanovre ne misait pas vraiment pour effectuer de brillantes Ă©tudes. Leur instituteur, un homme sĂ©vère qui donnait facilement du bâton, voulait surtout avoir la paix en classe. Aussi un jour pensa-t-il ĂŞtre tranquille en donnant Ă faire Ă ses Ă©lèves l’addition des nombres de 1 Ă 100, ce qui devait les occuper un bon moment.

Au bout de deux minutes, Carl lève le doigt et annonce qu’il a la solution. Le maĂ®tre lui dit de se taire, et menace de le frapper. Mais Carl insiste: 5050.
Au lieu d’additionner comme tout le monde les nombres dans leur ordre naturel (1+2+3….+99+100), il avait (par fantaisie, jeu ou intuition) dĂ©cidĂ© de commencer par additionner le premier avec le dernier (1+100), puis le second avec l’avant-dernier (2+99), et ainsi de suite, et trouvĂ© que le rĂ©sultat Ă©tait toujours le mĂŞme: 101. Comme il y avait cinquante paires de nombres dĂ©finies par cette mĂ©thode, le problème se ramenait Ă calculer 101×50, soit 5050.
C’est simple, le gĂ©nie, non?
Non. Les autres inventions géniales par lesquelles Gauss a révolutionné bien des aspects des mathématiques, je suis bien incapable de les expliquer.

Il ne faut JAMAIS sortir l’Ă©lĂ©phant du boa pour raisonner en gaussien. Je m’en vais travailler, ça commence Ă SENTIR MAUVAIS cette histoire!
Ce commentaire jette une nouvelle lumière sur mon vĂ©tĂ©rinaire indien fouillant un Ă©lĂ©phant. N’Ă©tait-ce pas plutĂ´t Gauss Ă la recherche de la normalitĂ©?
Par ailleurs je prĂ©cise que moi, quand je me “retrouve avec tous les autres”, au cinĂ©ma ou au guichet de la poste, c’est en gĂ©nĂ©ral dans la queue.
Gauss est surtout connu pour sa cĂ©lèbre courbe, qui ressemble exactement au dessin du boa qui a avalĂ© un Ă©lĂ©phant dans le Petit Prince (St Ex pratiquait bcp les maths), et qui raconte la triste histoire de l’alĂ©atoire: quand on croit faire n’importe quoi, on se retrouve en gĂ©nĂ©ral avec tous les autres, plutĂ´t dans la bosse, rarement dans la trompe ou dans la queue, (presque) jamais en dehors.